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Anciens des Services Spéciaux de la Défense Nationale ( France ) - www.aassdn.org -  
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PAGES D'HISTOIRE & " Sacrée vérité " - (sommaire)
ÉDITORIAL
 


Dans ce numéro, nous commençons la publication des souvenirs de l'un des grands anciens de notre Amicale, M. Paul ESMIOL, lequel a été un des plus actifs collaborateurs du Poste de Contre-Espionnage d'ANNEMASSE lors de la Guerre de 1914-1918.
Ce récit d'un combattant sans uniforme risquant sans forfanterie sa vie afin d'apporter sa modeste contribution - et cela alors qu'il était réformé pour raison de santé - à la lutte héroïque et sanglante que menaient les Armées françaises et alliées, prolonge en remontant à près de soixante ans en arrière le retour aux sources que nous avons effectué lors da notre Congrès de Paris. En le lisant, on ne peut s'empêcher de penser à la pérennité de la Guerre Secrète, surtout lorsque M. ESMIOL nous parle de son chef, le Capitaine DEVERNINES qui a oeuvré au sein des Services Spéciaux, avant et après la limite d'âge de son grade, de 1894 à 1935.


Cette guerre qui n'ose pas dire son nom ne connaît ni trêve ni répit, car elle n'est que l'expression de la lutte pour la vie de chaque nation. Notre Président National nous l'a rappelé d'ailleurs lorsque, évoquant son débat dramatique avec Henri FRENAY en 1941, sur la « voie à suivre » pour lutter contre l'occupant, il a souligné avec force que « nous résistions bien avant la catastrophe de 1940, nous luttions dans le cadre de l'Armée contre la mainmise insidieuse de l'Ennemi sur notre Pays ! »


Il est évident que pour les membres des Services Spéciaux, il n'y avait pas dès lors, en 1940, d'autre « voie » que celle tracée le jour même de l'Armistice par leur prestigieux chef, le Colonel RIVET.


Ceci dit, il ne nous appartient pas de porter un jugement sur le choix fait par nos Camarades de l'Armée qui ne faisaient pas alors partie de nos Services. Trois options s'offraient à eux. Préparer  dans le cadre de l'Armée d'Armistice, la reprise du combat, rejoindre les Forces Françaises Libres du Général de GAULLE ou bien tel le Capitaine Henri FRENAY quitter l'uniforme pour une aventure exaltante mais en fin de compte, plus politique que militaire.


Le drame est que ces options parfaitement honorables et tendant, par des voies différentes, vers un but commun portaient en elles des germes de division et que finalement nos Services, qui eux n'avaient jamais cessé le combat, ont eu à subir le contre-coup de ces divisions.


Cependant, pour en revenir à la Guerre Secrète, celle-ci se poursuit de nos jours même, si officiellement la France n'a plus d'ennemis et la tâche de ceux qui ont pris notre relève au sein des Services Spéciaux de la Défense Nationale est loin d'être aisée.

Nous, du moins, nous savions qui était  l'Ennemi et aussi insidieuse qu'ait été son action, celle-ci n'avait ni l'ampleur ni les aspects multiformes que, revêtent les agissements des Services Spéciaux de certains pays avec lesquels la France entretient actuellement d'excellentes relations. De plus, les réflexes d'auto-défense de la Nation se sont assoupis. C'est ainsi que la notion de trahison s'est pratiquement vidée de sa substance. De nos jours, on s'ingénie à trouver des excuses aux traîtres en attendant de les glorifier.


Aussi notre devoir, ainsi que nous l'a rappelé notre Président National, est-il de défendre contre toutes les attaques perfides dont ils font l'objet, les Services Spéciaux de la Défense Nationale et de les aider dans leur difficile combat.

 

 

 

 

 
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Article paru dans le Bulletin N° 79

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