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Anciens des Services Spéciaux de la Défense Nationale ( France ) - www.aassdn.org -  
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MEMORIAL NATIONAL A.A.S.S.D.N. / Ramatuelle - Var (Livre d'Or )
Biographies des Noms gravés sur le Monument: Am-Az
 

AMBOS

Joseph

Pseudonymes:  Georges MAURER, RENÉ

 

 

Né le 20 avril 1915  à  Soufflenheim (Bas-Rhin) de Aloyse Ambos  et de  Marie Mack Célibataire Profession: militaire de carrière Décédé le 23 février 1943 àBrandenburg-Goerden (Allemagne)

 Réseaux: S.S.M.F./T.R., Saturne du S.R. Kléber (P4)Agent P2

 

Joseph Ambos était militaire de carrière. Il s'était engagé en 1923, avait été successivement au 170e RIF à Sélestat, au  23e RIF à Haguenau et au 79e RIF à Hunspach. Sa conduite en 1939-40 devait lui valoir la Croix de Guerre.

D'après ses parents, devant l'avance des troupes allemandes en 1940, il se serait d'abord réfugié en Suisse et, par la suite, aurait rejoint Grenoble puis Lyon où il aurait intégré le groupe Saturne  du S.R. Kléber (le 1er avril 1942, d'après les Archives d'Alger).

C'est en effet en mars 1942 que Mlle Kauffmann, agent recruteur pour le S.R. Kléber (P4), le présente au commandant Schaller. Joseph Ambos est alors employé à la Commission d'armistice de Lyon, mais désire quitter cet emploi pour une activité de Résistance et se montre volontaire pour des missions de renseignement en Alsace et dans le Reich. Il reçoit donc une formation d'agent de renseignement (avril 1942) et des papiers d'identité pour ses futures missions.

Comme en témoignera le commandant Schaller, vers le 20 mai 1942, il envoie à la boîte aux lettres qui lui a été indiquée des renseignements d'ordre militaire  sur la région Nancy-Epinal; puis, vers le 15 juin, un second courrier de renseignements militaires. Plus rien n'arrivant de lui à partir de ce moment, le commandant Schaller ménera une enquête auprès de sa famille, à Soufflenheim et à Strasbourg.

Il en ressort que Joseph Ambos  est à Strasbourg le 1er juillet 1942, après une difficile traversée des Vosges en plusieurs jours, au cours desquels il a eu à essuyer de nombreux coups de feu. Il confie alors à son frère la teneur des missions qu'il veut entreprendre: renseignements et délivrance et rapatriement en France Libre de deux officiers prisonniers dans un oflag près de Vienne (Autriche), cette seconde mission devant lui permettre de se procurer l'argent nécessaire à l'exécution de la première. Sa famille l'aide d'ailleurs en lui donnant 350 Reichmarck.

Joseph Ambos part donc le 5 juillet 1942 pour Vienne et son frère reçoit une carte anodine signifiant qu'il y est bien arrivé. Il  dit qu'il rentrera par Constance et par la Suisse, pour être à Lyon avec des renseignements et avec les prisonniers à la fin du mois de juillet. Une seconde carte, de Constance, arrive bien. Mais, le 14 juillet, sa famille  de Soufflenheim est avertie de l'arrestation de Joseph Ambos pour espionnage.

Il a été pris le 11 juillet 1942 (Arch. d'Alger) à Massevaux (Haut-Rhin), sans doute sur le chemin du retour, porteur de renseignements militaires importants. C'est ce qui apparait à sa famille,  plusieurs fois interrogée par la Gestapo à Kehl et à Strasbourg, et ce qu'il dit à son frère lors d'une brève entrevue à la prison de Kehl où il est incarcéré du 13 juillet au 19 septembre 1942. Puis il est transféré à Berlin .

Il paraît à peu près certain que Joseph Ambos, prenant tout sur lui, ne donna aucun nom de chef lors des nombreux interrogatoires qu'il subit. Au cours de l'un d'eux, il chercha à s'évader en rouant de coups un agent de la Gestapo, ce qui lui vaut un régime encore plus sévère. Une infirmière de la prison militaire de Berlin-Buch lui permet de faire parvenir à sa famille de brèves nouvelles de son calvaire.

Le 11 décembre 1942, il est condamné à mort pour espionnage par le tribunal militaire de Berlin (Reichskiegsgrich, 4 Senat). Le recours en grâce demandé par sa famille ayant été rejeté, Joseph Ambos est  fusillé (Archives d'Alger) le 23 février 1943 à la prison de Brandenburg-Goerden.

Considérant qu'il a dû partir en mission de son propre chef à cause de propos malveillants le concernant et qu'il les a démentis par la qualité de son action de renseignement, engagement qu'il a payé de sa vie, le commandant Schaller décidera son intégration à part entière au réseau Saturne (P4), avec,  à titre posthume , les honneurs et les avantages dus aux agents P2. C'est ainsi que Joseph Ambos recevra le grade de sous-lieutenant et  la Médaille de la Résistance.

 

Références: Dossier du Bureau "Résistance"


AMBS

Léonard, Bernard

Pseudonyme: HAMELIN Marcel

 

 

Né le 29 octobre 1908  à  Boulange (Moselle) de Jules, Jacques Ambs et de Anne Hélène Bartel Epouse Juliette Ambs Profession: militaire de carrière Décédé  le15 mai 1944  à  Dora (?) 

Réseaux: S.S.M.F./T.R. ,  D.G.E.R.

 

Militaire de carrière, attaché au 2e Bureau dès 1938, Léonard Ambs se trouvait en Belgique en 1940 et rentra en France avec ses chefs. Il fut d'abord à Aire sur l'Adour, puis, en novembre 194O, à Clermont-Ferrand.

Il entre dans les Services spéciaux, dans le S.R. Guerre PI (Technica). Son activité au sein des T.R. commence en janvier 1943, comme adjoint au chef d'antenne. Il  accomplit de nombreuses liaisons et effectue du transport de courrier dans des conditions souvent très difficiles du fait des nombreuses fouilles effectuées par les Allemands.

Rapportant l'affaire Technica, Henri Navarre dit que Ambs est un des cinq membres de la section allemande du  Deuxième bureau clandestin Technica, qui fonctionne à Lyon et avec lequel le poste P1 du réseau  Kléber est en rapports étroits. Tous les membres de Technica sont arrêtés, dit-il,  le 17 février 1943 (le 14 juin 1943 d'après la citation). L'affaire a été menée par l'Oberleutnant Kurt Merk, de l'Abwehrstelle de Dijon, qui a réussi à s'emparer de nombreux documents et archives du Deuxième bureau camouflés à l'Hôtel-Dieu. Le commandant Pélissier parvient à s'échapper, mais "les cinq membres de la section allemande de Technica sont transférés à Dijon pour y être interrogés par le S.D.."

Léonard Ambs est arrêté à Clermont-Ferrand (d'après un document du Secrétariat aux Armées) ou à la gare de Toulouse (d'après le colonel Verneuil); sa femme, Juliette Ambs, l'est également.

Interné au fort de Romainville, Léonard Ambs est déporté le 21 janvier 1944  à Buchenwald puis à Dora. Porté disparu, il est officiellement mort le 15 mai 1944.

Il recevra la médaille de la Résistance.

 

*

Citation : "Secrétaire d'un chef de poste de contre-espionnage fonctionnant en France occupée, a rempli avec courage et sang-froid des missions de liaisons et de transport de courrier. S'est acquitté de cette tâche rendue parfois difficile par les nombreuses fouilles effectuées par l'ennemi."

 

Références:  Archives du Bureau "Résistance"; Archives d'Alger (dossier n°DG 3230, pièce 9, DG 3151 R3), SHAT.;  "le Service de Renseignements, 1871-1944" de Henri Navarre, p. 221 (Ed. Plon, 1978); Bulletins de l'A.A.S.S.D.N. n°21, p.17; n°57, p.3; n°16O, p.2O.


ANCELY

Maurice Charles

Pseudonyme: René ROBIN

 

 

Né le 12 septembre 1924  à  Narbonne (Aude) de Edmond, Jacques Ancely   et de   Marthe, Antoinette Moussairoux Célibataire Profession: employé de banque Décédé le 17 février 1945  au commando d'Harzungen du camp de Dora. 

Réseau: S.S.M.F./T.R. (Morhange, mission Papillon)Agent P2

 

Maurice Ancely a 19 ans, il est alors employé de banque quand, appelé dans les Chantiers de Jeunesse, il entre dans le maquis, puis dans le réseau Morhange, comme agent de liaison du lieutenant Espardeilla .

Voulant , sur ordre de son chef, rejoindre les Forces Françaises Libres en Algérie, il part au maquis de Saïssac (Aude), puis tente de passer en Espagne. Mais, trahi par le passeur, il est arrêté à la frontière le 19 avril 1944, interné à Compiègne et  déporté le 11 mai 1944 , successivement à Buchenwald, Dachau et Dora. Là, martyrisé, il meurt des traitements subis.

Son chef de réseau écrira: "Doué du plus bel esprit d'abnégation, arrêté, n'a rien dévoilé de ce qu'il connaissait du réseau. A sauvé un de ses amis au camp de Dora. " Et Espardeilla : "Quoique très jeune, Maurice Ancely a fait preuve d'un courage et d'un dévouement à toutes épreuves. Jusqu'au camp de Dora, il a gardé, paraît-il, le cran dont il avait toujours fait preuve."

"Mort pour la France" à 20 ans.

 

Références: Archives du Bureau "Résistance";  Bulletin de l'A.A.S.S.D.N. n°1, p. 28-29


ANSOT

René, Marcel, Henri, Louis

 

 

Né le 15 janvier 1891  à  Lille (Nord) de Louis, Auguste, René Ansot  et de  Amélie Buisine Epouse: Louise Thouin Profession: officier puis journaliste Décédé le 6 janvier 1945  à  Gross Rosen (Allemagne) 

Réseaux: S.S.M.F./ T.R., Hanovre ou D.M.N. ou Joie, C.L.V. (Ceux de la Libération-Vengeance)

 

Après avoir été enfant de troupe, avoir fait l'Institut industriel de Lille et l'Ecole de Fontainebleau, René Ansot était devenu officier d'artillerie.

En 1914, il fut sur le front de Belgique, puis à Charleroi, à la bataille de la Marne, en Artois, à Verdun. En 1918 il se trouvait dans les Vosges. Intoxiqué à deux reprises, il resta à son poste et, dans la citation à l'ordre de la Division qui le concerne, il est rapporté que, le 18 juillet 1918, il "a poussé jusque sous le feu des mitrailleuses ennemies les reconnaissances de positions pour les batteries appelées à se porter en avant". En 1919 il servit en Alsace-Lorraine, avant de faire la campagne de Syrie (1921-1922). Il fut libéré en 1924, lieutenant de réserve.

Rappelé sous les drapeaux le 24 août 1939, il fut l'adjoint du chef de bureau de Centralisation des renseignements de la 2e Région. Une note du B.C.R. (janv. 194O) souligne la compétence et l'énergie avec lesquelles "il a secondé largement son chef dans la phase critique de création d'un service nouveau complexe et qui s'est immédiatement développé dans d'imprévisibles proportions..  Officier d'une valeur et d'un mérite hors pair, mis en relief par sa modestie même."

Démobilisé en août 194O, capitaine de réserve (assimilé au grade de commandant), René Ansot devient journaliste à L'Echo du Nord La Voix du Nord, à Lille, d'après Jean-Emile Rigaud). Ses deux enfants ont alors 20 et 23 ans. Malgré son âge et conscient du danger, il entre dans la Résistance dès ses débuts.

Le colonel Gérar Dubot, dont il avait été l'adjoint, écrira en 1946: "Avant d'être démobilisé, le capitaine Ansot avait accepté d'apporter son entier concours à tous organismes qui seraient actionnés par le 5e Bureau de l'Etat-Major de l'Armée, qui auraient "hérité" pour la lutte contre l'ennemi de ses missions de protection et de recherche". Usant de cet engagement, le colonel Gérar Dubot met le capitaine Ansot en rapport avec un représentant  du Service, le sous-lieutenant Martineau. René Ansot est alors rattaché à Limoges, à Rigaud. En 1941 (d'après  une note émanant d'un service de la Présidence du Gouvernement provisoire, sans signature) "Ansot aidait les Belges à gagner l'Angleterre en leur facilitant le départ en zone libre. Il me remit  à plusieurs reprises des renseignements militaires concernant des emplacements de matériel, un plan d'emplacements à bombarder en Allemagne et des renseignements de contre-espionnage concernant des agents étrangers ou à la solde de la Gestapo."

Paul Paillole écrit: "La liaison entre notre réseau belge et T.R. 112 est assurée une fois par semaine par l'ancien adjoint de Gérar-Dubot au B.C.R. d'Amiens, le capitaine Ansot, dont l'activité C.E. couvre le Nord et le Pas-de-Calais. Il a repris à Lille ses fonctions de chef du personnel de L'Echo du Nord. (...)

En octobre 1941, c'est une partie de notre réseau belge qui saute. Son chef Dehennin est arrêté avec huit de ses camarades. Ils sont victimes d'un provocateur; sans doute le même que celui qui a vendu le réseau Genotte. Ces arrestations entraînent celle d'Ansot".

René Ansot est arrêté par la Gestapo le 5 mai 1942 à Lille, à L'Echo du Nord, et interné à la prison de Loos, qu'il quitte le 22 octobre 1942 par le train 55 (en même temps que les membres du réseau Action 1940). Il séjourne alors une semaine à Bruxelles Saint Gilles et est jugé par le tribunal de Essen. J.F. Courtaud écrit que "son extrême prudence et son refus de répondre aux interrogatoires évita l'arrestation de plusieurs agents avec lesquels il était en contact. Arès un jugement, où l'on suppose qu'il fut acquitté faute de preuves.", classé "Nuit et brouillard", il est déporté successivement à Esterveghen, Gross Strelitz, Wuppertal, Börgermor et à Crosse Rosen, où il meurt le 6 janvier 1945 probablement du typhus.

"Mort pour la France", René Ansot, déjà titulaire,de la Médaille militaire,  de la Croix de Guerre 1914-18, de la Croix de Guerre des T.O.E., de la médaille  Syrie Cilicie et de la Médaille interalliée, a reçu la Médaille de la Résistance. Il a été décoré de la Légion d'Honneur à titre posthume.

 

Références : Archives du Bureau "Résistance"; dossier du SHAT;  "Services Spéciaux" de Paul Paillole, p.261 (Ed. Robert Laffont, 1975); Mes "Mémoires" de Jean-Emile Rigaud ( A.A.S.S.D.N.); documents communiqués par la Société d'entraide des membres de la Légion d'Honneur (section du Nord)


d'ASTORG

Joseph, Marie, Bernard

Pseudonyme:  CONSTANTIN

 

 

Né le 9 octobre 1892  à  Paris de Louis d'Astorg  et de  Geneviève de Lestrade Epouse:  Marguerite Gibert Profession: officier d'active (Saint Cyr, promotion 1913-1914) Décédé le 7 avril 1944  à  Bergen Belsen

 Réseaux:  S.S.M.F./T.R., S.R.Kléber (Saturne)

 

Saint-cyrien (promotion Croix du drapeau, 1913-14), Joseph d'Astorg était officier de cavalerie. Il parlait l'anglais et l'allemand. Au cours de la campagne 1939-40, il avait commandé le 1er régiment d'automitrailleuses de reconnaissance.

C'est un homme de 1m71, aux yeux gris vert, aux cheveux gris blond, qui porte barbe et moustache.  Revenu sur ses terres de l'Eure, au château de Vatimesnil par Etrepagny (dont il est maire), ne supportant pas l'inaction devant l'Occupation, il se met au service du S.R. Kléber en mai 1941 et sera chef d'un sous-réseau Normandie.

Sa fille, Marie Bernadette, a à peine 7 ans, mais ses deux fils, Bernard, 20 ans, et Philippe, 18 ans, et leur mère, aussi patriotes que lui, sont actifs dans la Résistance, tous trois figurant comme agents sur les états du réseau Saturne.

Officiellement, le colonel d'Astorg s'occupe de ses propriétés et de sa commune; il fait surtout du renseignement, avec, en 1943, quelques difficultés dont témoigne une note du 22 novembre provenant des archives d'Alger. Son activité est alors "paralysée du fait  qu'il ne possède aucun moyen de transmettre les renseignements qu'il possède ou peut recueillir... Sa principale occupation consiste à faire évader les aviateurs alliés tombés dans la région et à faire du renseignement."

Toujours selon la même note,"par l'intermédiaire de son fils (Philippe), le colonel d'Astorg demande:

1)  que l'on prenne liaison avec lui (en marge, au crayon: "Oui Kléber").

2) qu'on lui fasse dire si sa présence est plus utile en France ou en A.F.N. (en marge, au crayon: "en France")

3) que l'on tache de faire venir en  A.F.N. Jean Marie Bressand" (qui travaillait pour le S.R. français sous les ordres du capitaine Kleinmann, et qui, arrêté, s'est évadé de Compiègne et est, pense-t-on, interné en Suisse).

"D'autre part, le colonel d'Astorg signale l'importance capitale des centrales électriques de Puteaux, Gennevilliers et Issy, qui alimentent les anciens réseaux ferroviaires du P.O. et de l'État."

A ce moment-là pourtant, le colonel d'Astorg est si activement recherché par les Allemands qu'il ne passe plus qu'occasionnellement à son domicile. C'est lors d'un de ces passages qu'il est arrêté par la Gestapo locale (Evreux-Rouen), probablement sur dénonciation. Il est interné à Evreux, puis à Rouen (le 19 novembre 1943) et à Compiègne (le 17 janvier 1944), avant d'être déporté à Buchenwald et transféré, malade, à Dora (vers le 10 mars). Là, le 21 mars 1944, il retrouve son fils Bernard (qui, lui, reviendra de déportation). Le lendemain, il est transféré à Bergen Belsen (où Jean Fafin, agent du réseau Harathon, le rencontre). Il y meurt peu de jours après.

Déclaré "Mort pour la France", le colonel Joseph d'Astorg, chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre 1914-18 (avec trois citations), Croix de Guerre 1939-40 (avec deux  citations), a reçu également la Médaille de la Résistance.

 

Références: Archives du Bureau "Résistance"; "le Service social de Casablanca" du colonel  Parisot (A.A.S.S.D.N.);  Bulletin de l'A.A.S.S.D.N. n°13, p.4

 


AUBERT

Louis, Octave, Daniel

Pseudonymes: BERGER , LE VALLY

 

 

Né le 7 août 1900 à Saint Brieuc (Côtes du Nord) De Octave, Louis Aubert  et de  Marie Le Molle Épouse: Suzanne le Quilleuc Profession: éditeur Décédé le 15 mai 1945  à l'infirmerie de Sandbostel

 Réseaux:F.F.I., F.F.C., Armée Secrète, réseau Turquoise, mission Blavet (déc. 1943-7 avr. 1944), et mouvement Libération Nord

 

Fils du président de la Chambre de Commerce de Saint Brieuc, éditeur d'ouvrages d'art dans cette même ville, où il était né, père de deux enfants, Louis Aubert avait une quarantaine d'années lorsqu'il s'est s'engagé volontairement en  39-40, comme il l'avait  fait en 14-18.

Dès janvier 1941, il entre dans la Résistance. Il fournira des renseignements à l'A.S. et se trouvera en liaison radio avec Londres par l'intermédiaire de Lyon (lieutenant Vannier, dit Vincent)

Le commandant Adolphe Vallée, de l'A.S., témoignera ainsi des activités de Louis Aubert: Il "remplissait avec moi les fonctions d'officier de liaison... assurant lui-même les prises de contact en septembre, octobre 1943, à la recherche d'officiers destinés à l'encadrement du Bataillon II BR4 (commandant Coupeau de Landeac). Détaché à Guingamp en novembre 1943, il a assuré le même travail avec le commandant Branchoux (du Bataillon III BR4), puis à Paimpol en janvier 1944, avec le commandant Sagazan (Bataillon IV BR4) "

En janvier 1944, il prend part à l'organisation d'équipes de parachutage et à la recherche de terrains. Pour sauver les ouvrages d'art et les services publics de sa ville des destructions allemandes,il participe aux entretiens qui ont lieu avec le commissaire de police de Saint Brieuc, Charpentier, et le préfet des Côtes du Nord, M. de Villeneuve. De plus, il multiplie les missions de liaison entre l'état-major F.F.I. d'Ille et Vilaine et le commandant Vallée.

Le rôle de Louis Aubert est également important dans le réseau Turquoise, dont il rencontre le chef, Yvon Jézéquel*,  en juin 1943. Lors de son arrivée en France, celui-ci a d'abord habité, avec son radio, dans l'appartement de sa grand-mère à Saint Brieuc, 14 place Saint Michel. Mais ce lieu d'émission étant "grillé", Louis Aubert met à sa disposition son appartement, 3 Boulevard de Sévigné, et une maison boulevard Lamartine. C'est par lui et sa soeur, Germaine Richard., que Yvon Jézéquel entre en contact avec Yves Le Henaff*.

Le 7 février 1944, Louis Aubert, apprenant que l'étau se resserre, décide de quitter immédiatement son appartement avec ses hôtes et de se réfugier à la Chambre de Commerce, dans le même immeuble. La Gestapo cerne le pâté de maisons et la Feldgendarmerie, en face, sur les Promenades, n'attend qu'un signe pour intervenir.

La mère d'Yvon Jézéquel, arrivée sur les lieux en voiture, est là pour recueillir son fils, Louis Aubert et "Ernest", sortis par une porte de service le visage dissimulé. La voiture sème la Gestapo.

L'équipe, réfugiée à Laval, travaille deux mois. Malgré les difficultés, le réseau s'implante dans toute la Bretagne, à Lyon, à Dijon, et l'aide de Louis Aubert et de sa soeur est particulièrement précieuse pour son implantation à Paris. Il compte 32 membres connus, d'après Alain Jézéquel, le frère d'Yvon (treize seront déportés, dont six en mourront; deux seront fusillés).

Le secteur du réseau Turquoise (qui travaille aussi avec d'autres réseaux comme Résistance-Fer) comporte toute la zone côtière du Mont Saint Michel à Saint Malo, région stratégique essentielle pour le débarquement allié. Il s'agit de fournir des renseignements sur les effectifs et armements allemands (43 750 hommes recensés), mouvements de trains (6 à 12 par jour), résultat des sabotages des groupes Action, bilan des bombardements alliés. Pour ces opérations, le code de Turquoise est Blavet.

Mais en avril 1944, le principal local d'émissions, rue Gutemberg à Rennes, est indiqué par dénonciation à la Gestapo. Celle-ci y tend une souricière.

Arrêté le 7 avril 1944, Louis Aubert est interné à Rennes. Il ne révèle rien aux Allemands malgré de nombreux interrogatoires de la Gestapo.

 Le 29 juin 1944, il est envoyé à Compiègne et déporté à Neuengamme. Refoulé sur Sandbostel le 16 avril 1945, il est libéré mourant le 28 avril et entre à l'infirmerie de Sandbostel le 1er mai. Plusieurs de ses camarades diront l'y avoir vu, pourtant sa famille n'aura plus de nouvelles. Il y serait mort le 15 mai 1945.

Déclaré "Mort pour la France", Louis Aubert, sera fait chevalier de la Légion d'Honneur et, déjà titulaire de la Croix de Guerre 1939 -1940, recevra la Croix de Guerre avec palme au titre de la Résistance.

 

Références: Archives du Bureau "Résistance";  dossier fourni par Alin Jézéquel (A.A.S.S.D.N.)


AUFRANC

André, Edmond

 

 

Né le18 décembre 1901 à Morteau (Doubs) de Georges, Edmond Aufranc  et de  Jeanne, Emma Cupillard Epouse: Berthe Chaput Profession: militaire de carrière Décédé le 16 août 1944 à Melke (commando de Mauthausen)

 Réseau: S.S.M.F./T.R.Agent P2

 

Affecté dans la réserve en 1924, André Aufranc se réengagea en 1928 (44e bataillon de mitrailleurs malgaches) et fut admis dans le corps des sous-officiers de carrière en 1931.

En 1939, il était à la disposition du Général commandant de la Région de Paris; en août 1940, à celle du Général commandant la 9e DM. Adjudant en 1942, il fut agent de chancellerie, rattaché à la subdivision de Châteauroux, avant d'être affecté, sur sa demande, à la Direction de la Défense passive à Paris.

Cependant, dès janvier 1941 (septembre 1939 d'après une attestation du colonel Verneuil), il fait partie des Services spéciaux. Il est dans les F.F.C.et le S.S.M.F./T.R., chef d'antenne de C.E.

Au début de l'été 1943, explique Henri Navarre, à la suite de la vague d'arrestations du printemps, le réseau T.R. est réorganisé: les quatre anciens postes de Marseille, Toulouse, Lyon et Clermont-Ferrand sont remplacés par des postes plus nombreux et plus légers. "Le commandement de la région Centre (pseudo: Camélia) est confié au capitaine Mercier (dit "le petit Mercier")  André Aufranc fait partie, avec le capitaine Autelin et le lieutenant Herrmann, du poste de Châteauroux- Périgueux-Limoges, dit "Cyclamen".

Lors de l'arrestation de Mercier, le 11 décembre 1943, à la gare de Roanne, celui-ci est d'abord interrogé dans le corps de garde de la gare, dit Henri Navarre, puis torturé à la caserne de Roanne. Les Allemands l'envoient alors sous escorte à Paris. Mais en gare de Roanne, Aufranc, en mission, le rencontre, se précipite sur lui et est aussitôt arrêté. Tous deux prennent le train pour Paris et sont incarcérés à Fresnes."

André Aufranc est alors un homme de 42 ans, père de quatre enfants (deux jumelles de 17 ans, une fille de 15 ans, une autre de 13 ans). Il habite Châteauroux. Sa femme, qui le sait parti le 8 décembre 1943 de Paris, ne le voit pas arriver le 12 décembre comme prévu.

Le colonel Verneuil écrira: "Malgré les sévices exercés à son égard, n'a pas parlé, permettant ainsi à son chef, par son courage et son sang froid, de sauver la totalité du réseau."

Il est  presque  immédiatement déporté à Mauthausen.

Le témoignage d'un de ses camardes du camp, Germaneau, est paru dans le Bulletin de l'A.A.S.S.D.N. (n° 109):

"Nous nous étions connus à Limoges au début de 1943. J'étais inspecteur de police et dirigeais un groupe de résistance. Je lui fournissais des renseignements sur le P.P.F., les miliciens, les Allemands. A partir de décembre 1943, Aufranc n'est plus venu à notre rendez-vous habituel. J'en ai conclu qu'il était arrivé quelque chose, sans pouvoir remonter la filière, car il était discret.....

Arrivé dans l'enfer de Mauthausen, je suis tondu, rasé des pieds à la tête. Alignés sur cinq rangs, une gamelle à la main, nous sommes méconnaissables dans nos tenues de forçats. Je n'ai pas mangé depuis trois jours. J'attends, hébété, la distribution de la soupe. Je suis tiré de mon abrutissement par le timbre d'une voix tout à côté. Je vois un homme âgé dont les poils qui lui restent sont blancs. Il y a plus d'une heure que nous sommes l'un à côté de l'autre, debout. Je détaille son visage. Le nez et le menton me rappellent quelqu'un... c'est Aufranc! Je me nomme, il me reconnaît à son tour et, à voix basse (il est interdit de parler), nous échangeons quelques mots. Il semble qu'il ait fait partie du même convoi que moi, mais il est déjà affecté à un travail.

Tout le long des jours, il va veiller sur moi. Nous sommes aux cuisines. J'épluche des légumes. Je suis de plus en plus malade. Sans doute pour me guérir le S.S. qui nous garde me met au terrassement. Je souffre mille maux.

Le soir quand je rentre, Aufranc tente de me réconforter. Il m'apporte ce qu'il a pu récupérer. Je sens ma fin toute proche. Un matin, à l'appel, je m'évanouis. Je ne peux plus respirer. Avec un inlassable dévouement Aufranc veille sur moi. Pour me soutenir il vole la nourriture réservée aux S.S. Ma santé s'altère encore, au point qu'un jour les Allemands me retirent mes vêtements, me jettent dans une camionnette couverte avec d'autres cadavres, et m'acheminent vers le four crématoire... Comment Aufranc réussira-t-il à me sauver? Je l'ignore. Je suis là.

Lorsque j'ai repris connaissance, j'ai appris avec une infinie tristesse qu'Aufranc était mort d'épuisement, le 16 août 1944, à Melke. Représailles peut-être?...

Il faut avoir vécu ce cauchemar pour comprendre combien il est difficile à l'homme ravalé au niveau de la bête de garder sa dignité et de se surpasser pour aider les autres. André Aufranc fut cet homme."

Déclaré "Mort pour la France", André Aufranc a reçu la Médaille de la Résistance.

 

Références:  Dossier du SHAT; "les Services de Renseignements 1871-1944" de Henri Navarre, p.258-260 (Ed. Plon 1978); "Mes camarades sont morts", de Pierre Nord, tome 1, p.178-191; Bulletins de l'A.A.S.S.D.N. n°21, p. 17; n° 120, p.15; 163, p.15


AVALLART

Jean, Gaston, Paul, Marius

Pseudonyme:JEAN-MARIE

 

 

Né le 17 décembre 1908  à  Granville (Manche) de  Paul, Gustave Avallart  et de  Marthe, Jeanne Blin Epouse:  Laurence Roy Profession: officier d'active Décéde le 7 octobre 1944  à  Buchenwald 

Réseaux:S.S.M.F./T.R., chef de LARVA (T.R. Jeune)Agent P2

 

Jean Avallart était le fils d'un préposé des Contributions directes, il avait une soeur. A dix-neuf ans il fut engagé volontaire, ses études terminées au B.E.P. Trois ans plus tard, il était admis à l'École militaire de l'infanterie et des chars de combat de Saint Maixent. Il parlait l'anglais.

Il fut d'abord affecté en Algérie et nommé lieutenant en 1932. En 1939, il se trouvait en Tunisie, en 194O de nouveau en Algérie, à Batna , et cette année là  fut  nommé capitaine.  A ce moment, il était divorcé et remarié et avait un enfant.

Mis en congé: il devint chef de groupe de travailleurs étrangers, à Bou Arfa, puis employé de la Sté "Méditerranée-Niger", chargé de la main-d'oeuvre indigène.

A Colomb Béchar en 1942, il est rappelé à l'activité par le général commandant en chef  des "Français civils et militaires".

Désigné pour accomplir une mission spéciale en France, il y est débarqué par le sous-marin "Marsouin" le 8 mai 1943. Il dirige alors plusieurs opérations difficiles. C'est ainsi qu'au cours de l'une d'elles, en novembre 1943, il se trouve devant des patrouilles allemandes et, après un combat très dur, réussit a sauver ses troupes et son courrier.

Il dirige LARVA, le réseau créé à Alger par Paul Paillole, appelé aussi "T.R. Jeune", qui a une mission de contre espionnage et de recherche de renseignements (il faut créer le réseau en France, réceptionner les agents envoyés d'Alger, fournir des renseignements militaires, effectuer des missions spéciales, établir les liaisons avec le Sécurité militaire d'Alger ou les annexes de Londres).

Jean Avallart est arrêté le 24 avril 1944, arrestation est provoquée par un habile agent de la Gestapo, Max de Wilde, d'origine russe naturalisé Belge, qui a réussi à s'infiltrer dans les T.R.

Il est déporté le 5 août 1944 à Buchenwald et y meurt, fusillé, le 7 octobre 1944, comme le rapportera Richard Chotin, rescapé du même camp, dans le témoignage suivant:

Jean Avallart "faisait partie d'un groupe de 37 officiers français, anglais, canadiens et belges, arrivé au camp de Buchenwald en juillet 1944. Ce groupe, contrairement à l'usage, ne fut pas placé en quarantaine dans le petit camp, mais interné au Block 17 du grand camp, qui était un block de passage.

Dans la soirée du 16 septembre 1944, 16 d'entre ces officiers, la plupart appartenant à la French Section, furent pendus dans la cave du four crématoire. Parmi eux, Robert Benoit, coureur automobile notoire, et le lieutenant Leccia, un Français d'origine corse, qui l'avait connu à Limoges.

Peu de temps après, la direction du camp décida l'affectation des 21 survivants du groupe dans les blocks du grand camp, mais avec défense expresse d'utiliser ces hommes à des travaux extérieurs au camp.

C'est ainsi que les capitaines Vellaud* et Avallard et le lieutenant Heusch* furent affectés au block 45, et les lieutenants Rambaud*, de Séguier* et Chaigneau* au block 1O, le mien. Je les fis placer à la table 5 de l'aile B, qui était la mienne.

Grâce à des complaisances, 2 ou 3 camarades parvinrent à partir en transport malgré les ordres donnés, et c'est ainsi que le capitaine J.M. Avallard fut dirigé sur Iéna.

Le 4 octobre 1944 à l'appel du soir (19 heures), 12 de ces camarades reçurent un avis d'avoir à se présenter le lendemain à 6 heures, rasés et coiffés, à la pancarte 5. Une lourde angoisse s'empara d'eux, car chacun savait que la pancarte 5 signifiait la mort. Ils nous firent leurs adieux ce soir là, et je quittai à 20 heures (heure de rentrée dans les blocks) le capitaine Vellaud et le lieutenant Heusch, qui me prièrent de recommander leur famille au commandant Paillole. Le capitaine Vellaud fit un mot et déposa plusieurs objets personnels qui furent cachés par un Allemand actuellement à Paris, Willy Heckel, ex-agent du S.R. de Belfort, condamné en 1937 pour espionnage et incarcéré depuis cette date. Heckel était pour ceux du service un véritable ami; il se dévoua sans compter pour nous tous.

Le 5 octobre au matin, avant le départ pour le travail, vers 5 heures 30, nous aperçumes nos malheureux camarades au rassemblement près de la pancarte 5. Le capitaine Hallard et moi-même dépéchâmes aussitôt l'Allemand précité Willy Heckel pour connaître le sort de ces infortunés. Willy Heckel, qui avait 7 ans d'internement, possédait un coupe-file qui lui permettait de circuler librement entre l'usine où j'étais employé et le camp, et ce à toute heure du jour.

De son côté, le lieutenant Rambaud, qui n'avait pas été convoqué, devait suivre également le scénario d'exécution, de l'intérieur du camp.

Vers 7 heures, le lieutenant S.S. Gusse (orthographe phonétique), adjoint du Lager fuhrer, une brute dans toute l'acception du mot, vint auprès de nos amis et, de sa cravache, leur indiqua la cheminée du crématoire tout proche.

A cette insolence, tous nos camarades éclatèrent de rire et le narguèrent.

Ils furent aussitôt après enfermés dans les bunkers proches.

Ce n'est qu'à partir de 14 heures que les exécutions commencèrent au stand de tir situé à environ 100 mètres en face de l'entrée principale.

Les détenus employés aux abord du stand furent éloignés.

Le lieutenant Rambaud vit nos camarades sortir deux par deux, les mains liées dans le dos, sérieusement encadrés et dirigés vers le stand de tir.

Les détenus que l'on avait écartés du stand entendirent l'exécution qui eut lieu à la mitraillette, sans cou de grâce.

Le lieutenant Rambaud aperçut ensuite le transport des corps et leur entrée au crématoire.

Vers 16 heures l'exécution était terminée.

Le lendemain, des S.S. allèrent chercher à Iéna le capitaine Avallard et un autre camarade dont je ne connais pas le nom, pour les fusiller également au stand de tir l'après-midi."

Paul Paillole, directeur du Service de la S.M., dit de Jean Avallart qu'il  fut un "officier d'un courage exceptionnel et d'une énergie indomptable. Après plus d'un an de lutte, après avoir accompli de magnifiques prouesses qui font honneur à son sang-froid et à son esprit de décision, a été fait prisonnier par l'ennemi qui le recherchait depuis de longsmois. Laisse derrière lui un réseau de C.E. solide, animé comme lui du plus bel esprit de sacrifice. Caractère difficile mais droit. Mérite hautement une récompense éclatante."

Déclaré "Mort pour la France", Jean Avallart recevra la Croix de Guerre avec palme et la Médaille de la Résistance.

 

*

Citation (à l'ordre de l'Armée): "A dirigé plusieurs opérations périlleuses qu'il a menées à bonne fin avec un sang-froid admirable et beaucoup de méthode. Au cours d'une opération en novembre dernier (1943), s'est trouvé en présence de patrouilles allemandes. Après un combat très dur, a réussi grâce à son cran, à replier la presque totalité de la troupe qu'il commandait, ainsi que son courrier".

 

Lieu de mémoire: Le nom de Jean Avallart a été donné à une promotion de l'École de Saint Maixent

 

Références: Dossier du SHAT; Archives du Bureau "Résistance";" Le Service de Renseignements 1871-1944" de Henri Navarre, p.265 (Ed. Plon, 1978); "L'ORA" du colonel A. de Dainville (Ed. Lavauzelle, 1974); les Bulletins de l'A.A.S.S.D.N. n° 21, p.18 et n°166, p.18.


AVERLON

Jean, Émile, Anatole, Joseph

Pseudonyme: VAUTIER

 

 

Né le 11 novembre 1885  à   Bavinchove (Nord) de Auguste, Jean, Baptiste Averlon  et de  Zoé, Élise Catteau Épouse:Louise, Marie, Antoinette Ridez Profession: employé des Chemins de Fer Décédé le21 février 1944   à  Neuengamme 

Réseaux:  S.S.M.F./ T.R , S.R.Kléber (Poste P2 ), sous-réseau Ferdinand; Centurie, Combat, réseau F2 (polonais)Agent P2

 

Employé des Chemins de Fer, comme son père, c'est dans ce secteur que Jean Averlon a été mobilisé en 14-18. 

Il avait cinquante-cinq ans en 39-40; marié depuis 1910,  son fils unique, Jean-Pierre, avait alors vingt-cinq .

Chef de gare de 1re classe à la retraite, il entre dans la Résistance en 1941. Son réseau, "Ferdinand", est sous la coupe du S.R. Kléber; il travaille en outre en collaboration avec les réseaux Centuri, F2 et le mouvement Frenay.

Arrêté par deux gendarmes de la Feldgendarmerie de Cambrai (ou par la Gestapo), le 6 février 1943, à son domicile, cours de la Gare à Busigny (Nord), à la suite des dénonciations qui entraîneront la dissolution de son réseau, il est interné à Fresnes, puis à Romainville. Classé NN, il es déporté le 30 août 1943 à Sarrebruck, à Hambourg  et à Neuengamme, où il meurt le 21 février 1944, victime de tortures.

Déclaré "Mort pour la France", Jean Averlon qui avait reçu la Croix de Guerre 1914-1918, sera fait chevalier de la Légion d'Honneur et recevra la Médaille de la Résistance.

 

Références: Archives du Bureau "Résistance"; Bulletin de l'A.A.S.S.D.N. n°13, p.4; mairie de Bavinchove (Nord)


 

 

 
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